Règlement

Alte_Strade_index

RÈGLEMENT SPORTIF

CHALLENGE REGIONAL MUNTAGNE CORSE

 

Article 1 : CONSTITUTION DU CHALLENGE REGIONAL MUNTAGNE CORSE

Le Challenge Régional Muntagne Corse est organisé par l’Association Alte Strade qui regroupe:
– Les directeurs des épreuves inscrites au Challenge
– Des personnes ressources reconnues compétentes dans les domaines du milieu montagnard et sportif.

Le Challenge Régional Alte Strade Muntagne Corse se compose de deux championnats sportifs qui prennent les dénominations suivantes:
– Challenge Régional Alte Strade Muntagne Corse longue distance
– Challenge Régional Alte Strade Muntagne Corse courte distance

Article 2 :
Les directeurs de courses sont membres d’une structure (Association loi 1901, ou Club) dont l’objet est spécifiquement consacré aux activités sportives, culturelles et non marchandes.

Article 3 : CONDITIONS DE PARTICIPATION ET DE CLASSEMENT

Le Challenge est ouvert à tous les coureurs domiciliés ou non en Corse, licenciés ou non, pouvant être inscrits dans les catégories d’âge allant de junior (18 19 ans) à vétéran 3 (60 ans et plus), ne faisant pas l’objet d’une mesure disciplinaire fédérale d’interdiction temporaire ou définitive de pratique, et n’ayant pas reçu une pénalité pour non respect du règlement anti triche dans l’une des épreuves du Challenge.

Ces conditions de participation ont aussi pour objet d’établir un certain nombre de critères dans les domaines du respect de l’environnement, de la sécurité et de la déontologie montagnarde, que s’engagent à respecter les directeurs des épreuves inscrites au Challenge.

Article 3.1: Autorisations et assurance

L’organisation devra pouvoir faire état des autorisations ou des avis favorables écrits émanant des autorités compétentes prévus par la législation à laquelle est soumise chaque épreuve en fonction de sa nature. Les itinéraires sont strictement soumis à l’autorisation des propriétaires et/ou des gestionnaires des terrains concernés par le tracé du parcours. Les bivouacs sauvages sont interdits.

Article 3.2: Respect de l’environnement et des coureurs

Les directeurs de courses, ainsi que les structures qui en assument l’organisation doivent s’engager impérativement dans une démarche de respect strict du milieu naturel et être en mesure de fournir des preuves de cet engagement.

Alinéa 1 : Balisage et traçage
Le balisage est constitué principalement par un balisage éphémère de type Rubalise, fanions, jalons ou panneaux indicateurs. Ces éléments doivent systématiquement être retirés par les serres files de l’organisation le jour même de l’épreuve. Le balisage sera mis en place au minimum une semaine avant la course et être renforcé notamment dans les passages les plus délicats techniquement.
Dans un souci de sécurité et d’orientation du concurrent, un marquage au sol effectué avec une peinture auto dégradable et non toxique pour la faune et la flore, qui disparaît au bout de 3 semaines à un mois, peut être autorisé sur des tronçons limités du parcours et ce uniquement après consultation et validation du Conseil d’Administration d’Alte Strade.

Alinéa 2 : Parcours
La modification à des fins de sécurité ou d’accessibilité de certaines portions du parcours (démaquisage, purge de petites roches.. ) ne doit s’effectuer qu’après autorisation des autorités compétentes (Communes, PNRC, ONF, propriétaires privés..). Des aménagements particuliers pour permettre le passage d’engins motorisés (moto, quad, etc.) ne doivent absolument pas être réalisés. A cet effet, hormis l’hélicoptère, l’usage d’engins motorisés, (4*4, moto, quad, etc.) à des fins de préparation de la course ou de ravitaillement est formellement interdit sauf cas de force majeure (secours).

Alinéa 3: Déchets
Les organisateurs doivent orienter l’ensemble des logistiques de courses vers un impact minimum. Les déchets matériels (emballages, bouteilles etc…) doivent être collectés par l’organisation, le jour même et au plus tard dans les 48 h qui suivent la fin de l’épreuve pour rendre au site sa propreté originelle.

Article 3.3: Sécurité
Un plan de sécurité doit être établi par l’organisateur et validé par les autorités compétentes. Le détail en termes de postes de sécurité (départ/arrivée; localisation et composition sur le parcours), postes de ravitaillement, postes de contrôle, répartition des signaleurs sur le parcours, doit être explicite et disponible en début d’année. Réactualisé 10 j avant l’épreuve, il doit être remis aux autorités compétentes et aux organisateurs du Challenge.

Moyens humains :
Ils doivent comprendre au minimum des personnels agréés en secours montagne sous l’autorité d’un officier de la structure correspondante (SDIS), au moins 2 médecins (1 à l’arrivée et 1 sur le parcours) dont au moins un de préférence titulaire de la CAMU. La participation de ces structures publiques doit faire l’objet d’un conventionnement avec l’organisation.
Les signaleurs doivent être en nombre suffisant et équipés en moyens de communications pour couvrir le parcours notamment dans ses portions les plus délicates et dangereuses pour les concurrents : pour les courses en basse montagne : 1 signaleur tout les 7 km minimum, pour les courses en moyenne montagne 1 signaleur tout les 6 km minimum, pour les courses en haute montagne : 1 signaleur tout les 5 km minimum.

Moyens techniques :
Une liaison radio et/ou téléphonique doit permettre d’obtenir une liaison permanente entre les membres de service de sécurité, les signaleurs et le PC course de l’organisation ainsi qu’avec le CODIS et le SAMU.
L’organisation doit imposer au concurrent de disposer d’au moins un moyen de repérage (sifflet, miroir, téléphone portable, balise gps) et d’un équipement minimum de survie (couverture de survie, ration alimentaire, boisson) et d’autosuffisance entre chaque point de ravitaillement.

Moyens matériels :
Un local ou une structure sous tente doit être disponible sur le site d’arrivée de chaque épreuve pour faire office de poste de premier secours et doit être équipée en conséquence.
Les médecins de l’organisation doivent disposer d’un sac médical comprenant du matériel nécessaire au traitement de première urgence et du matériel d’intubation et de ventilation.

Article 3.4: Délais entre les épreuves
Les organisateurs s’engagent avec Alte Strade à établir un calendrier de compétition cohérent, tenant compte du temps nécessaire à la récupération des athlètes. La nature et le nombre des compétitions doivent entrer dans le cadre d’une politique de promotion du tourisme actif.
La programmation des épreuves devra donc s’effectuer à des dates libres respectant un délai de 15 jours minimum entre chaque épreuve.

Article 3.5: Caractéristiques techniques du parcours
Les parcours des épreuves inscrites au Challenge sont des parcours en terrain montagnard et doivent correspondre aux caractéristiques techniques suivantes :
• 90 % au moins du parcours doit se situer hors voie publique et hors route goudronnée.
• Une portion goudronnée est acceptée seulement au départ et à l’arrivée de la course. Toutefois elle doit être inférieure à 2km.
• 65 % au moins du parcours doit se situer hors piste praticable par des véhicules automobiles type piste DFCI.
• Le parcours doit avoir une dénivelée positive minimum de 800 m dont au minimum 400 m continue sur une des sections du parcours.
• Le parcours doit comprendre également au moins un passage nécessitant l’utilisation de techniques alpines : utilisation des mains pour des franchissements de petite escalade, passages techniques sécurisés par la pose d’une main courante.

Article 3.5 : Ethique
Les organisateurs et les coureurs s’engagent, dans ce milieu montagnard hautement symbolique en valeurs humaines, à faire preuve d’une éthique sans faille : respect du milieu (milieu naturel, sentiers, patrimoine bâti..), du règlement, du public, des coureurs et de soi même. Les coureurs doivent impérativement suivre le balisage, quelle que soit la configuration du terrain. Les coupures ne sont pas tolérées et sont motifs de disqualification. A cet effet, les organisateurs doivent faire preuve de rigueur en matière de contrôles adaptés et de décisions fermes. Tout manquement à cet article est motif d’exclusion pour une durée de un an du Challenge.
Des contrôles anti dopage en relation avec des médecins habilités sont fortement conseillés.

Article 4 : MODE DE CLASSEMENT

• Un barème d’attribution de point en fonction du classement à chaque épreuve est défini et commun à toutes les épreuves.
• Des points sont attribués aux concurrents répondants aux critères de l’ Article 2 du présent règlement, en fonction de leur place aux classements scratch de ces concurrents par sexe (Hommes, Femmes), à chaque épreuve du Challenge.
• Pour chacun des challenges les modalités du classement seront établies sur la base d’une règle de trois, éventuellement évolutives, précisant :
o Le nombre de courses existantes.
o Le nombre minimum de courses auxquelles le coureur doit participer pour être classé.
o Le nombre de courses pour lesquelles il est le mieux classé.
• Tout coureur sera classé au Challenge dans sa catégorie d’âge à laquelle il a débuté une épreuve du Challenge. Les changements de club en cours de saison du Challenge ne sont pas validés. Tout coureur sera classé en référence au club dans lequel il a débuté une épreuve du Challenge.

Article 5 : LES RECOMPENSES

Les prix seront attribués aux dix premiers de chaque classement scratch homme et femmes et aux 3 premiers de chaque catégorie (prix non cumulables).
Trois prix spéciaux sont également retenus:
– prix spécial visant à récompenser un athlète pour distinction particulière approuvée à la majorité par le CA d’Alte Strade
– prix espoir
– prix junior
Nature des récompenses : trophées si possible des œuvres d‘art (poteries, tableaux..) et des lots de matériels sportifs

Article 6 : RESPECT DU REGLEMENT

Les membres du CA de l’Association ALTE STRADE s’engagent à respecter le présent règlement.
Ils établiront à la fin de chaque année le bilan des compétitions inscrites au Challenge avant d’autoriser leur admission au Challenge de l’année suivante.

Les commentaires sont fermés.